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Qui a le temps et attend le temps perds son temps.

***William Camden (1551-1623)***

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  • : Tout savoir sur l'actualité scientifique
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  • : Science
  • : Né le 03 janvier 1982 à Casablanca (Maroc), Mohamed Kettani Halabi est titulaire d'une licence en Biologie Générale et prépare actuellement un D.E.S.A en "Microbiologie et Bioingenierie" à la Faculté des Sciences et Techniques Mohammedia.
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Lundi 13 août 2007

 

Votre décision de faire un troisième cycle était-elle réfléchie ?

Pour ne rien vous cacher, ma vision pour l’avenir n’était pas trop claire et je n’ai jamais pensé à faire un 3ème cycle qu’à la fin de ma 4ème année d’études universitaires en biologie.

Il me paraissait alors indispensable de faire un troisième cycle pour renforcer mes connaissances, mais aussi pour avoir un DESA. Et croyez moi, contrairement à ce que les gens peuvent penser, les choses n’étaient pas vraiment faciles.

Mais encore… ?

Pour y être admis, il fallait une préparation préalable. La première chose à laquelle il fallait penser, ce sont les mentions (avoir plus de 12/20 de moyenne pour chaque année universitaire). Sans oublier le nombre d’années d’études passées et les stages effectués durant le parcours universitaire…

Bref, un certain nombre d’entraves qui sont à même de freiner la motivation de pas mal de nos jeunes diplômés.

Une fois présélectionné, un véritable entretien oral vous attend avec un jury composé de pas moins de 3 personnes. Ces derniers jugent surtout à quel point vous méritez cette formation. Une fois engagé, les choses qui fâchent commencent !

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je vous en citerai quelques unes seulement. La notion du week-end et des jours fériés n’a plus droit de cité et la mobilité devient la règle. Ainsi, faire le déplacement là où il y a cours ou séminaire est impératif.

La durée de la séance du cours devient élastique (3 à 4h). Le mode d’évaluation, lui, se mue dans la majorité des cas en un séminaire animé par l’étudiant.

Enfin, la vraie corvée à laquelle je ne m’y attendais pas, a commencé dès les premiers jours du stage de fin d’étude d’initiation à la recherche. Celui-ci a duré plus de 6 mois…

par kettani publié dans : Actualités
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Lundi 23 juillet 2007

Ce que j'ai témoigné à l'étudiant marocain concernant le phénomène du blogging: (article complet)

Quand la chaîne qatarie Al Jazeera consacre, dans une de ses émissions phares, tout un dossier  sur le phénomène du blogging dans le monde arabe, c’est que le sujet le mérite bien. Selon Wikipédia, l’encyclopédie libre en ligne (on est toujours au cœur de la révolution Internet), « Un blog est un site web constitué par la réunion d'un ensemble de billets classés par ordre antéchronologique (du plus récent au plus ancien). Chaque billet (appelé aussi note ou article) est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime. Le blogueur (celui qui tient le blog) y porte un texte, souvent enrichi de liens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires ».

Au Maroc, la vague des blogs a pris de l’ampleur à partir de 2004. L’engouement qu’elle suscite depuis est grandiose. Jeunes et moins jeune s’y intéressent. Ces derniers sont issus de plusieurs catégories socioprofessionnelles (ingénieurs, médecins, universitaires, étudiants, journalistes…) et de différents âges. Aujourd’hui, la blogosphère marocaine est un lieu où l’on débat de tout. Larbi.org, un des premiers sites personnels à avoir vu le jour dans notre pays, contient un annuaire de blogs traitant d’une kyrielle de thématiques (religion, culture, actualité, politique, cinéma, sport…) aussi riches que variées. Les raisons de cette euphorie pour ces pages personnelles diffèrent selon les intérêts et les motivations.

« Lorsque j'ai créé mon blog "Tout savoir sur l'actualité scientifique ", j'avais une seule idée en tête : rester au courant de toutes les actualités scientifiques qui circulent dans le Web et dans les journaux scientifiques de grande renommée » témoigne Mohamed Kettani, 25 ans, jeune étudiant-chercheur. (bioingenierie-kett.over-blog.com) Et d’ajouter : « Ce fut aussi l’occasion pour moi de me procurer un style rédactionnel de qualité. Et donner enfin à tous les lecteurs « marocains », une plate-forme facile qui regroupe toute l'actualité de la dernière minute… ». Concernant les plates-formes précisément, elles sont légion. Entre « blog.ma », « blogjahiz.org » pour ce qui est du Maroc et celles étrangères « skyblog », « over-blog.com »…, l’internaute n’a que l’embarras du choix.

Le phénomène du blogging constitue une petite révolution sociale en termes de partage du savoir. Il a en effet permis de démocratiser l’accès à la culture au plus grand nombre et un partage plus conséquent des connaissances. Le slogan « je partage, donc j’existe » figurant sur le blog du journaliste Rachid Jankari (www.jankari.org) ne le précise que fort bien. Mohamed pense au final que « la « bloggomanie » est un phénomène qui permet à chacun de nous d’exprimer et partager ses idées, ce qu'il pense et ressent de façon libre... ».            

Bienvenue dans la blogosphère made in morocco…

par kettani publié dans : Actualités
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Mercredi 4 juillet 2007

Des chercheurs démontrent que le stress est facteur d'obésité et trouvent les moyens de bloquer ses effets sur le poids.

 NOUS SAVIONS déjà que les populations occidentales grossissent, parce qu'elles ne bougent presque plus et mangent des aliments trop caloriques. Aujourd'hui, des chercheurs américains et australiens qui ont publié leurs résultats dimanche sur le site Internet de la revue Nature Medicine viennent d'ajouter un nouvel élément à ce puzzle : le stress, qui serait un facteur non négligeable de prise de poids. Ils ont de plus identifié expérimentalement un peptide produit entre autres par l'hypothalamus, dont le taux augmente en cas de stress et qui stimulerait alors la masse grasse, notamment abdominale.

  Ces travaux ont été menés sur la souris, car, pour des raisons éthiques, il est difficile de soumettre des humains pour des raisons expérimentales à un stress violent. « Cette découverte est très intéressante, soutient le professeur Arnaud Basdevant (hôpital Hôtel-Dieu, Paris). Nous tenons ici la démonstration de ce que nous observons de manière intuitive chez nos patients, c'est-à-dire qu'une prise de poids peut être due au stress, même en l'absence d'apport calorique supplémentaire. »

 Herbert Herzog (Garvan Institute Medical Research, Sydney, Australie) et Zofia Zukowska (Université Georgetown, Washington, USA) se sont d'abord intéressés aux poids de souris soumises à des situations stressantes (congénère très agressive, exposition au froid....) et de souris non stressées, lors d'une alimentation normale puis riche en calories.

 Retombées thérapeutiques

 Les souris stressées sans apport calorique excessif n'ont pas grossi, mais, en cas de régime hypercalorique, elles ont pris deux fois plus de poids que leurs consoeurs non stressées ayant eu la même alimentation. Le stress provoquerait donc un stockage accru des graisses.

 Pour comprendre le mécanisme, ces mêmes chercheurs se sont penchés sur le peptide Y2 produit par l'hypothalamus en cas de stress. Ils ont donc décidé de bloquer les récepteurs du peptide Y2 dans le tissu graisseux d'un certain nombre de souris stressées. « Nous avons pu montrer que chez ces souris stressées bénéficiant du blocage du peptide Y2, un régime riche en calories ne provoquait pas d'obésité. Plus intéressant même, nous avons pu voir chez ces mêmes souris une réduction des complications métaboliques, comme l'intolérance au glucose », expliquent les auteurs.

 Le peptide Y2 agirait sur la masse grasse en faisant proliférer les cellules du tissu adipeux et les cellules endothéliales de la paroi des vaisseaux.

 Ces travaux confirment le rôle du stress sur la prise de poids, à prise alimentaire équivalente. Ils démontent les mécanismes de cette prise de poids et mettent même en évidence des moyens de s'y opposer. Pour l'instant, ces données ne portent que sur la souris, mais des résultats préliminaires sur le singe iraient dans le même sens.

 Quelles retombées thérapeutiques possibles ? D'abord, peut-être apprendre à lutter contre le stress, aujourd'hui facteur probable d'obésité. Ensuite, il est possible d'envisager la mise au point de médicaments contre l'obésité qui n'agiraient pas sur le cerveau, mais sur le tissu adipeux et plus particulièrement qui bloqueraient les récepteurs au peptide Y2.

 À l'inverse, on pourrait imaginer, comme l'explique le chirurgien plasticien Stephan Baxter, augmenter la concentration en peptide dans certaines zones du corps - au lieu de la bloquer - en chirurgie esthétique et reconstructive, pour augmenter le volume des joues, des fesses, des lèvres... On n'en est pas encore là.

par kettani publié dans : Sciences
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